On ne voyait que le bonheur
Accueil Note d'intention Biographies Grégoire Delacourt

CRÉATION AVIGNON 2017

On ne voyait que le bonheur

Un roman de Grégoire Delacourt
Ed J.C LATTÈS

    Adaptation & mise en scène : Grégori Baquet
   

Avec
    Murielle Huet des Aunay :
Nathalie - Joséphine -  Le plombier
Le Flic - Femme à la Clio - Le patron
Anna - Mathilda - Le père d’Antoine

    Grégori Baquet :   
Antoine
Le Psy



Assistante à la mise en scène : Philippine Bataille 
Collaboration artistique : Victoire Berger-Perrin
    Lumières : Laurent Béal
    Créations musicales & sonores : Frédéric Jaillard & Grégori Baquet
    Costumes : Sarah Colas
    Chorégraphies : Béatrice Warrand

 

Production : Atelier Théâtre Actuel - Compagnie Vive - PERSONA Productions
avec le soutien du Théâtre de Gascogne, Scène de Mont de Marsan,
du Théâtre de l'Ile de Nouméa, du Théâtre Quai des Arts d'Argentan et de l'Espace Carpeaux de Courbevoie

 

Festival Avignon OFF 2017 :
à partir du 6 juillet au Théâtre Actuel à 10h15

Antoine, la quarantaine, est expert en assurances. Depuis longtemps, trop longtemps, il estime, indemnise la vie des autres. Trompé par sa femme qui le delaisse pour un baroudeur tatoué, ignoré par ses enfants qui ne comprennent pas pourquoi leur papa n’est pas plus fort, humilié par son patron qui le licencie parce qu’il a osé faire preuve d’humanité envers un client, le monde semble se liguer contre lui. Il est à bout. Pour lui, cette vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Alors il décide d’en terminer au plus vite, une balle pour chacun de ses deux enfants et une dernière pour lui. Mais après avoir tiré sur sa fille, il réalise ce qu’il est en train de faire et s’arrête là.
Commence alors un double chemin initiatique. Celui d’un père qui va tenter de reconstruire un semblant de vie, en prison puis à l’autre bout du monde, en essayant d’oublier son geste de folie. Et celui de Joséphine, sa fille de 13 ans qui, la moitié du visage arrachée par le coup de feu, va tenter de se construire une vie, belle, malgré tout.


 « Un jour j’avais demandé à ma mère si elle m’aimait,
et elle m’avait répondu « à quoi ça sert ».
Aucun enfant ne devrait entendre ça. »


Par une introspection sans concession, Antoine et Joséphine nous entraînent alors au cœur de notre propre humanité, lui qui ne s’est jamais remis de son enfance, ballotté entre faux bonheurs et réelles tragédies. Elle, jeune fille assassinée par son propre père. Du nord de la France à la côte ouest du Mexique, On ne voyait que le bonheur explore aussi le pays de l'adolescence.
Et montre que le pardon et la rédemption restent possibles en dépit de tout.

Extrait :
"Une vie, et j'étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros.Une vie; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas; les mots nouveaux, la chute de vélo, l'appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu'on fait, l'envie de changer le monde. Une vie… Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser. Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant. Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies. Combien valurent les nôtres..."