Quatre heures à Chatila
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Création du 17 au 27 janvier
au Théâtre Monnot de Beyrouth
 

 

Pourquoi « Quatre heures à Chatila » de Jean Genet au Liban ?

Les événements de septembre 1982  dans le camp de Chatila ont bouleversé les libanais. Ils restent gravés dans leur mémoire comme un mauvais souvenir à exorciser.
Le texte de Jean Genet « Quatre heures à Chatila » relatif aux massacres qui s’y sont déroulés, leur a donné une dimension humaine et poétique qui  dépasse le légitime réconfort attendu - mais qui s’avère, dans un monde d’indifférence, à jamais perdu - pour s’inscrire au plus profond de nos êtres. Ce texte est devenu un port d’attache pour tous ceux qui ont des hauts le cœur face à l’insolence des occupations, face à la bêtise de la haine aveugle, face à l’inhumanité des guerres.
L’œuvre de Genet s’inscrit comme un exergue qui nous obsède, même trente ans plus tard.
Représenter ce texte aujourd’hui, dans ce monde arabe en mutation, prend l’allure d’un symbole pour tous les peuples, arabes et non arabes, qui défendent la dignité pour tous.
L’horreur et la guerre, quand elles sont lâchées, ne font pas de distinction et nous sommes tous menacés.
Le Théâtre Monnot se réjouit de retrouver ce texte phare de Jean Genet dans la mise en scène du français Stéphane Olivié Bisson et l’interprétation de la libanaise Carole Abboud. Nous avons toujours cru dans les échanges artistiques entre les nations. Nous pensons qu’ils sont porteurs de paix et d’espoir.
Nous espérons avec cette création offrir aux spectateurs libanais, aux spectateurs français et aux spectateurs du monde entier une œuvre théâtrale de grande qualité tant au niveau du contenu que de la forme.

Paul Mattar,
directeur du Théâtre Monnot de Beyrouth