Le Mariage
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« Parce que, le diable me prenne, c’est une affaire qui vous fait du tracas, le mariage ! », s’exclame au début de la pièce Kapilotadov, éternel célibataire en quête d’un bon parti. Acculé au mariage par convention sociale, par vénalité aussi, le jeune homme fait appel aux services de Fiokla Ivanovna, une marieuse menteuse et manipulatrice qui lui présente, en même temps qu’à quatre autres hommes, la fille, nigaude, d’un marchand, Agafia Agafonovna. « Cette aventure parfaitement invraisemblable en deux actes », selon l’expression de Gogol, conduit les prétendants à une sorte de démence verbale qui frôle à l’absurde. Jeux de mots, propos grivois, mécanique désopilante, tels sont les ingrédients qui composent Le Mariage. Cette comédie sur le rien fustige, par la seule force du rire, la vacuité et la vanité de l’homme.

 

 

Fiokla
Mais aie pas peur, ma petite fille !
Tout le monde y passe.
Ils viennent, ils regardent, ils touchent pas.

Acte I, scène 13