Oncle Vania
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Tout comme La Mouette, achevée un an auparavant, Oncle Vania correspond dans l’oeuvre théâtrale de Tchekhov à une pièce charnière, une pièce de transition où se marque le passage entre les pièces de jeunesse (Platonov, Ivanov...) et celles de la maturité accomplie (Les Trois soeurs, La Cerisaie).

C’est ce qui lui donne cette facture particulière comme un temps suspendu, un mouvement arrêté où subsisteraient encore les traces du désir, de la fougue et de la révolte adolescentes mais sur le point de disparaître, de s’abîmer doucement dans la désillusion et la noirceur du quotidien.

Sérébriakov, vieux professeur malade et à la retraite, vient se reposer à la campagne dans le domaine familial, accompagné de sa deuxième femme, la jeune et belle Eléna Serguéevna.
Un domaine où vivent Voïnitzki - « l’oncle Vania » - et sa nièce, Sonia, fille d’un premier lit de Sérébriakov et où plane l’ombre de la première épouse défunte de Sérébriakov.

Campagne, été, ennui, maladie… Le cocktail explosif est en place. Les rancoeurs les passions dissimulées vont provoquées des ravages chez chacun des protagonistes. Et au centre, une pièce rapportée, l’étrange Héléna, comme un ferment déplacé de vie d’amour et de chaos.