Michel-Ange et les fesses de Dieu
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FigMag Le pouvoir de l’art
Une étonnante coïncidence réunit à l’affiche deux pièces autour d’un thème rarement traité au théâtre : la relation entre l’art et la politique. Mieux, le hasard veut qu’elles aient toutes deux pour cadre l’Italie de la Renaissance. Venise pour la première, une œuvre du célèbre auteur anglais Howard Barker : Tableau d’une exécution (Théâtre du Rond-Point). Rome pour la seconde, d’un jeune écrivain français prometteur, Jean-Philippe Noël : Michel-Ange et les fesses de Dieu. Et toutes deux traitent du conflit qui oppose le pouvoir politique et l’artiste autour de la finalité de l’art.
[…] Là, à Rome, le conflit est d’un ordre voisin entre Michel-Ange et le pape Jules II. Celui-ci commande au sculpteur de peindre le plafond de la Chapelle Sixtine. Au terme d’un long travail nourri d’épisodes savoureux entre ces deux fortes natures, l’artiste, dans la foi est ardente, propose au pape un chef-d’œuvre qu’il a conçu à la seule gloire de Dieu alors que Jules II attendait que ce fut également à la sienne. Michel-Ange était inspiré par les sentiments de douleur, d’humilité et d’humanité. Il place une bible dans la main de Dieu. Le pape, lui, voulait y mettre une épée, dans un environnement de dorures et de fioritures… Rassurons-nous : dans les deux cas c’est l’art qui triomphe. Les deux pièces, l’une et l’autre pleines d’intérêts, se distinguent fortement par leur traitement. Celle de Jean-Philippe Noël dégage par sa simplicité, sa générosité, son humanité, bref ses qualités de vérité, un charme authentique auquel contribue l’interprétation de trois merveilleux acteurs – François Siener, Jean-Paul Comart et Jean-Paul Bordes –,la mise en scène de ce dernier et la scénographie de Nils Zachariasen.
Philippe Tesson, 19 janvier 2018

 

L'ExpressPeintures fraîches
Eloquent Michel-Ange et les fesses de Dieu

A Rome, le pape Jules II commande à un peintre révolutionnaire, Michel-Ange, un plafond pour la chapelle Sixtine… Michel-Ange et les fesses de Dieu est remarquable par l’équilibre entre les personnages et l’éloquence de leurs confrontations : le pape (François Siener, drôle et tonitruant), le peintre (Jean-Paul Bordes, enflammé et douloureux) et son aide (Jean-Paul Comart, décalé et touchant). Les scénographies sont majestueuses, ce qui ne gouache rien.
C.B., 24 janvier 2018