La Leçon de danse
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LeCanardEnchaine …Andréa Bescond est formidable, très nature, très vraie (et bonne danseuse, en prime)…
J.L. P., 20 septembre 2017


LeParisien…Au fil de leurs rencontres parfois houleuses, souvent très drôles, touchantes aussi, ces deux solitudes vont apprendre à s’apprivoiser. A côté des « Chatouilles ou La Danse de la colère » - le puissant et bouleversant spectacle d’Andréa Bescond sur la pédophilie que met en scène Eric Métayer – le couple avait envie d’une respiration et de légèreté. D’un bon moment à proposer au public. C’est le cas avec cette comédie romantique de l’Américain Mark St. Germain mis en scène par le duo Bescond-Métayer. Un brin prévisible ? Qu’importe ! Il est excellent, elle est lumineuse. Cocktail d’humour, on en ressort regonflé et léger.
Le Parisien, 14 novembre 2017


TeleramaSortirT Elle le regarde, il la fait rire. Il l’observe, elle le séduit. Sur la scène, qui domine le public comme le ferait un écran de cinéma où l’on suivrait, un peu jaloux, la façon dont le sentiment amoureux parvient à connecter deux êtres qu’a priori tout sépare, Andréa Bescond et Eric Métayer ont à peine besoin de parler pour que leur complicité crève les yeux et étoffe la représentation d’une tendre épaisseur [...]
Joëlle Gayot, 4 octobre 2017


FigMag Histoires de couples
…quittons Molière, et retournons au boulevard, où abondent les comédies sur le couple, marchandise très suivie.
La plus originale est « La Leçon de danse » un auteur américain très jouée là-bas, inconnu ici. Originale en ce que les personnages ne sont pas conventionnels. Lui est très brillant, il est même professeur d’université, mais il est autiste, et par exemple il déteste qu’on le touche. Elle est danseuse, mais à la suite d’un accident, elle a une espèce jambe de bois, Plus exactement une attelle d’autant plus disgracieuse qu’elle porte toujours un short. Il y a de quoi compliquer relation amoureuse. C’est le cas. C’est d’autant plus dommage qu’il y a de la finesse et de la tendresse dans cette histoire. Celle-ci raconte l’échange de deux solitudes qui ont peur l’une de l’autre. En fait, ils ne sont pas faits pour l’amour, mais ils s’aiment. Les deux comédiens sont très touchants. Lui, c’est Éric Métayer, sa jeunesse éternelle, sa vivacité, son innocence. Elle, c’est Andréa Bescond, qui nous avait tant ému dans les fameuses « Chatouilles ». C’est doux, un peu gai, très mélancolique. […] il y a un charme.
Philippe Tesson, 20 octobre 2017


FranceCatho Délicatesse blessée
Ils sont deux, chacun avec son handicap, à voir chez l’autre la richesse dans ce dernier n’a même pas idée. Est à être habité par un désir de bonheur à offrir. Le résultat est magnifique !
Délicate et sensible, « La Leçon de danse » est une pièce pleine d’enseignements et humour, qui montre comment les fractures des uns peuvent rendre service aux autres. Un autiste qui ne supporte pas d’être touché, a besoin d’apprendre à danser pour avoir l’air civilisé à une remise de prix. Une de ces voisines est professionnelle, mais blessée au point que se pose la question de savoir si elle pourra remonter sur scène. Il sonne chez elle. L’énervement du départ, chez cette femme qui ne parvient pas à s’avouer sa nouvelle condition, est déjà teinté de tendresse. La précision scientifique des propos de l’homme cache une forme de naïveté et de sensibilité qui touchent. Le ressort principal de l’humour être exploitation des incompréhensions qui vont fatalement résulter de logique mentale aussi différentes. En même temps, des répliques qui font rire –par exemple « – c’est bien comme ça ? – Non. Mais c’est déjà moins ridicule » – trahissent un intérêt réciproque.
Lequel va évoluer. Et la plus grande réussite de la pièce est sans doute dans la progressivité des sentiments. C’est subtilement que peu à peu chacun va laisser tomber ses défenses, donc peu ou prou guérir ses blessures, pour oser devenir ce qu’il est. Les scènes du serrement de main puis de l’accolade, quasi muettes, On est complètement conquis par ses personnages qui, comme nous, refusent des évidences tout en étant habités d’un désir irrépressible de bonheur partagé. Le rythme est parfaitement maîtrisé, qui s’adapte à l’énervement du début puis aux relations qui s’apaise de plus en plus. Pour autant, la fréquence des saillies comiques, quant à elle, ne varie que peu, pour notre plus grand plaisir.
Bref, cette pièce est tellement réussie qu’elle est à mettre au rang de celle qui remplace avantageusement une séance de psychanalyse.
Pierre François, 29 septembre 2007


ParisMatchElle est une danseuse qui ne peut plus jouer. Il était un autiste qui a besoin d’apprendre à danser. Et qui ose frapper à la porte de sa voisine. Pendant une heure et demie, ils vont effectuer un pas de deux, chacun livrant ses failles, ses peines et ses envies.  Et tout ce qui les oppose va finalement les rapprocher.  Après le succès des « Chatouilles », Andréa Bescond n’est plus seul en scène. Avec son compagnon Éric Métayer, ils nous livrent là une magnifique variation autour de la découverte du sentiment amoureux, de la confiance en soi et de la renaissance. C’est léger, élégant et touchant.
B. L., octobre 2017


VersionFemina Cours de danse
…mise en scène avec brio par Éric Métayer et sa compagne Andrea Bescond, « La Leçon de danse » regorge de bons sentiments qui feraient lever les yeux des plus cyniques au ciel. Mais on est conquis par cette comédie pétillante, drôle et admirablement interprétée. Éric Métayer et Andréa Bescond laissent exploser leur complicité sur les planches et on en ressort un brin jaloux de leur si belle histoire.
J.A., septembre 2017


TheatralMagazine Ils sont tous les deux des êtres seul. Elle sur son canapé, la jambe contrainte par une attelle, picole sa déception de ne plus pouvoir danser sur scène. Lui, autiste, englué dans ses problèmes relationnels, voudrait apprendre à danser. Voisins dans le même immeuble, leur rencontre ira plus loin qu’une simple leçon de danse.Andrea Bescond et Éric Métayer se retrouve de nouveaux autour de la mise en scène et de l’interprétation de cette comédie dite romantique. Un peu à l’eau de rose tout de même, même s’ils demeurent quelques épines, la dame ayant un caractère de cactus et son nouvel ami ne souffrant pas qu’on le touche en vertu de son syndrome d’Asperger. Dans un décor unique d’appartement – canapé, table basse et fenêtres ouvertes sur un morceau de ciel – Éric Métayer s’amuse comme souvent d’un jeu « dedans dehors » avec une porte accessoirisée permettant de voir de part et d’autre de son chambranle. Son jeu, ainsi que celui d’Andrea Bescond, et simple, juste, le duo est équilibré et les caractères très dessinés. Le texte de Mark St. Germain est assez poétique, et cette leçon de danse, on l’aura compris, sera une forte leçon de vie. Apprendre à serrer une main, à se laisser embrasser, à s’aimer…  […] Une pièce sympathique, légère et romantique.
François Varlin, novembre 2017


L'Express Étrangement, l’amour est rarement traité sur scène sous l’angle de la comédie romantique. Pourtant, cette charmante petite pièce le prouve, ce dernier peut procurer de beaux moments de théâtre. Une ex danseuse professionnelle, (Andrea Bescond, Molière 2016 du « Seul/e en scène »), qui a dû abandonné avec regret sa pratique à la suite d’un accident, rencontré un homme d’une cinquantaine d’années (Eric Métayer) qui doit, pour des raisons professionnelles, apprendre à danser. Précision, ce dernier, autiste, ne supporte pas d’être touché. Le fil est donné par les codes du genre : à l’incompréhension et au malaise vont faire place l’acceptation puis l’attraction. L’intérêt du spectacle repose sur les cours de danse. Les corps baissent alors la garde, se détendre. Sans rien révolutionner, ce spectacle mis en scène par ces deux interprètes réjouit par son honnêteté et sa simplicité.
I. H.-L., 22 novembre 2017


ANousParisAndréa Bescond a brillamment surgi dans le ciel théâtral avec Les Chatouilles ou la danse de la colère, admirable récit d’une reconstruction à travers la danse mis en scène par Éric Métayer (Molière du meilleur Seul(e) en scène 2016).
Ce duo détonant s’empare ici d’une œuvre de fiction de l’américain Mark St. Germain : un tout autre projet qui scrute la rencontre de deux chaos intérieurs. Danseuse estropiée, Senga se terre chez elle, se gavant de chips et d’alcool pour oublier son paradis perdu, seule. C’est compter sans Adémar : diagnostiqué Asperger, ce surdoué en biosciences toque à sa porte pour une leçon de danse. Piètre danseur, il est prêt à payer (très) cher pour faire illusion à une remise de prix dont il est le lauréat.
La rencontre ne démarre pas sous les meilleurs auspices : ces deux-là sont contraires et Adémar ne supporte aucun contact physique. Tout l’enjeu de la pièce consistera à saisir la cuisson lente entre ces deux âmes blessées jusqu’à ce qu’ils s’ouvrent au monde et… à l’amour. Pas facile de traiter d’un tel sujet [...].
Pour autant, tout dans cette histoire romantique à mèche lente trouble et étourdit, à commencer par l’éclatante osmose entre les deux comédiens qui suppléent des dialogues flottants en tenant chaque scène avec une rigueur sans faille : quel plaisir de voir Andréa-Senga réveiller dans son impulsivité fiévreuse un Eric-Adémar autiste et rigide. Le talent des acteurs (inchangés dans leur capacité à émouvoir), la qualité de l’adaptation (Gérard Sibleyras) et l’intensité de la mise en scène nous font tomber sans mal sous le charme de ce pas de danse vibrant, traversé par une conviction forte : le théâtre est porteur de vérités. Celles du cœur.
Myriem Hajoui, A nous Paris, novembre 2017


SpectacleSélectionCes voisins-là n’auraient jamais fait connaissance, si nécessité ne faisait pas loi. Professeur de géoscience, Adémar Perrin est sur le point de recevoir un prix pour ses travaux sur le climat. La cérémonie est suivie d’une soirée avec « danse obligatoire ». Mais le professeur est autiste. Atteint du syndrome d’Asperger, il ne supporte aucun contact, d’où son angoisse. Le gardien lui a appris que Senga était danseuse. Il a donc sonné à sa porte pour la prier de lui dispenser un cours qui lui permette de passer inaperçu. Il lui propose même avec le plus grand sérieux la somme astronomique de deux mille cent cinquante-trois euros la leçon ! A priori, il n’a pas frappé à la bonne porte. Senga le reçoit très mal mais lui accorde tout de même dix minutes d’attention. Gravement blessée lors d’un accident, sa jambe immobilisée dans une gouttière et sa carrière fortement compromise, la jeune femme reste cloîtrée chez elle et noie son désespoir dans l’alcool et les médicaments. Elle refuse tout d’abord de l’aider. Puis considérant le désarroi de ce prof pas comme les autres, elle se laisse convaincre de lui donner ne serait-ce que quelques conseils. Dorénavant, pour Adémar, tous les prétextes sont bons pour venir en voisin. Les conversations glissent vers les confidences, les mots font oublier les maux. Deux pas en avant, un pas en arrière, Senga se prend au jeu et Adémar se laisse apprivoiser…
Une fois l’excellente adaptation de cette comédie romantique entre les mains, la réussite de sa création repose entièrement sur Andréa Bescond, Éric Métayer et leur équipe technique. La complicité des deux comédiens est totale. Les répliques fusent entre humour et émotion, elle, vive et spontanée, brillante danseuse de surcroît, lui, écorché vif plus vrai que nature. 
Andréa Bescond et Éric Métayer espéraient seulement « proposer aux spectateurs une bouffée d’oxygène, une récréation », on quitte les lieux le cœur en fête.
M-P Paillot, article publié dans la Lettre n° 438 du 27 septembre 2017