Confidences
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NOTE DE L'ADAPTATEUR
Eric-Emmanuel SCHMITT

Confidences - Schmitt
Photo : Pascal ITO

C’est l’éternelle comédie de la vérité ! En famille comme en couple, chacun porte un masque mais veut connaître la vérité ; cependant, une fois qu’il l’apprend, chacun s’en trouve bien encombré. Que faire de la vérité ? Est-il possible d’être heureux dans une totale transparence ? De jolis petits mensonges ne sont-ils pas nécessaires pour organiser le bonheur au quotidien ?
La comédie de Joe Di Pietro, qui a remporté un beau et long succès à Broadway, détonne dans le monde nord-américain qui, par tradition puritaine, idolâtre la sincérité et fustige la fabulation. Des personnages attachants — une mère subtile et bavarde, un père naïf et droit, un fils viril et gaffeur, une bru tellement absorbée par son bébé qu’elle en oublie d’être femme — nous montrent les accommodements du cœur et de la réalité. Si l’amour et la sagesse triomphent ultimement — ou la sagesse de l’amour —, les scènes cocasses où la mauvaise foi le dispute à l’exagération nous divertissent pleinement.
Transgénérationnelle, Confidences est une pièce drôle, brillante et bruyante sur l’utilité du silence… 

 

NOTE DU METTEUR EN SCENE
Jean-Luc MOREAU

Confidences - Moreau
Photo : Celine NIESZAWER

La pièce de Joe Di Pietro, Confidences, dans l’adaptation brillante et élégante d’Eric-Emmanuel Schmitt, est l’histoire d’un sauvetage. Le sauvetage d’une famille.
Ce sauvetage tient en un aveu alors que c’est une confidence qui a mis le feu aux poudres et fait éclater l’équilibre précieux et précaire des rapports de couples et de parents et enfants.
Eric Emmanuel Schmitt, l’adaptateur français de cette pièce américaine, mène le dialogue avec humour et gravité laissant la comédie se jouer tout en préservant le fond de l’intrigue. C’est l’art du suspense au service du rire. Les personnages nous appartiennent. Ils pourraient être vous et nous, maintenant !
Le travail de mise en scène installe les situations dans ce qu’elles ont de plus dramatiques, de plus douloureux, de plus dangereux.
Comme les masques de la tragédie et de la comédie le symbolisent si fortement, il faut jongler avec cette frontière délicate qui fait basculer le drame dans la comédie.