L'Ombre de Stella
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PIERRE BARILLET

Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy sont des auteurs de théâtre français. En association, ils écrivent une trentaine de comédies qui, pour beaucoup, sont devenues des classiques du théâtre de boulevard.

Depuis un demi-siècle, on joue Barillet et Grédy, dont les succès en tous pays ont pour nom Fleur de cactus (jouée sur scène par Lauren Bacall, et également adaptée au cinéma, ce qui vaudra un Oscar du meilleur second rôle à Goldie Hawn en 1969), Quarante Carats (pièce jouée jusqu’à Broadway et adaptée au cinéma), Le Don d’Adèle (qui dépasse les mille représentations et reçoit le prix Tristan-Bernard), Potiche (adaptée à l’écran par François Ozon en 2010) ou Folle Amanda.

Succès mondiaux notamment interprétés en France par Sophie Desmarets et Jacqueline Maillan, en Amérique par Lauren Bacall et Ingrid Bergman, leurs pièces continuent de séduire.
Au cinéma, Barillet et Grédy ont collaboré avec René Clair pour Les Belles de nuit.
Jean-Pierre Grédy mène également une carrière d’auteur en solo, il écrit pour des ballets et des paroles de chansons.
De son côté, Pierre Barillet, à dater des années 1990, se consacre davantage à l’écriture de biographies, essais et mémoires, comme : Les Seigneurs du rire (ouvrage de référence sur Robert de Flers, Gaston Arman de Caillavet et Francis de Croisset), Quatre années sans relâche (relate la vie théâtrale à Paris pendant l’Occupation allemande), À la ville comme à la scène (chronique des années de théâtre pendant lesquelles ses propres pièces étaient jouées).
Pierre Barillet est officier de l’Ordre des Arts et des Lettres et chevalier de la Légion d’honneur.


THIERRY HARCOURT

Thierry Harcourt, metteur en scène et réalisateur partage son activité entre Londres et Paris.Parmi plus d'une trentaine de mises en scènes de théâtre, on notera en particulier :« What you get and what you expect » au Lyric Hammersmith, Londres; « Outrage aux moeurs, les trois procès d’Oscar Wilde » « Moulins à Paroles » avec Maia Simon et Annie Girardot ; mais aussi le revue musicale « L’air de Paris » avec Patrick Dupont; « Shopping and Fucking » de Mark Ravenhill à la Pépinière Opéra ; « Le talentueux Mr Ripley »de Phyllis Nagy,  « Polyeucte » de Corneille ; « Tristan et Yseult »légende musicale en tournée en Chine et Russie, « Playing Away » de Chris Sykes à Londres au Sadlers Wells ; « Falling in love again » au Donmar Warehouse à Londres et New York ; « La crème de la crème » de Bourdet et « Marlene » de Pam Gems en tournée mondiale et au Cort Theatre, Broadway,  « Orange Mécanique » d'après Anthony Burgess au Cirque d’Hiver; « Le bel Indifférent » de Jean Cocteau et « Arsenic et Vieilles dentelles » à Paris et en tournée en France.En 2007 Il est le premier metteur en scène français invité au Théâtre National de Sofia où il monte « Le Mari idéal » d’Oscar Wilde et suite à son succès « Le Bal des Voleurs » de Jean Anouilh. Depuis, tout en continuant de travailler avec la troupe de danse contemporaine "Jasmine Vardimon" à Londres il s'attaque à "La papesse américaine" d'Esther Vilar pour le festival Avignon Off, à « Léocadia »de Jean Anouilh avec, entre autres, Geneviève Casile, « Le visage émerveillé » d'après Anna de Noailles au théâtre des Déchargeurs et « Frères du Bled » de Christophe Botti au XXe théâtre.Puis « Rose » de Martin Sherman avec Judith Magre au Théâtre la Pépinière, « Stop Search » de Dominic Taylor au Catford Broadway, Londres, « Accalmies Passagères » de Xavier Daugreilh en tournée et au Théâtre du Splendid, la pièce de Gilles Costaz, « L’Ile de Vénus » au théâtre du Chène Noir avec Nicolas Vaude et Julie Debazac et « 3 Soeurs + 1 » son adaptation de la pièce de Tchekhov pour le festival des mises en capsules du Ciné/Théâtre 13. Début 2015 au Théâtre de Poche Montparnasse il met en scène « The Servant » avec entre autres Maxime d’Aboville qui remporte le Molière du meilleur acteur pour le rôle. Plus récemment : La fille sur la banquette arrière de Bernard Slade au Théâtre La Tête d’Or à Lyon, L’amante anglaise de Marguerite Duras au Lucernaire et Abigail’s Party de Mike Leigh au Théâtre de Poche Montparnasse.Il a écrit et réalisé "Photo de Famille", un court-métrage pour Movie Da prods. Et "Venise A/R", un long-métrage pour Toto productions.

 

DENIS D’ARCANGELO

Après des études de mathématiques, Denis D’Arcangelo débute au Bateau Ivre, avec Virginie Lemoine, en 1986, puis au Piano-Zinc, un cabaret gay à Paris. Il y rencontre Philippe Bilheur, metteur en scène et fondateur de la Compagnie du Tapis Franc, avec qui il monte des spectacles de rue à travers la France, comédies inspirées du 7e art et de la chanson française de l’entre-deux-guerres. C’est à cette occasion qu’il crée et peaufine son personnage de Madame Raymonde, truculente et gouailleuse chanteuse des rues, inspirée d’Arletty.

Au cinéma, il fait une apparition remarquée dans le film Les Nuits fauves de Cyril Collard, dans le rôle d’un chanteur réaliste.

En 2007, il reçoit le prix d’interprétation au Festival d’Anjou pour Le Cabaret des hommes perdus, spectacle ayant reçu Marius du Meilleur Musical (catégorie théâtre), Molière de l’Auteur Francophone Vivant, Molière du Théâtre Musical, Nomination au Molière du Metteur en Scène.

Théâtre musical – interprète
2013 Les 2 G, artistes de music-hall, d’après une idée originale de Jean-Luc Revol, m.e.s. Agnès Boury
Follies de Stephen Sondheim, m.e.s. Olivier Bénézech
2012 La Belle Hélène de Jacques Offenbach, m.e.s. Corinne et Gilles Benizio, alias Shirley et Dino
2010 La Nuit d’Elliot Fall de Vincent Daenen et Thierry Boulanger, m.e.s. de Jean-Luc Revol, Nomination au Molière du Théâtre Musical
2009 Madame Raymonde Exagère avec Sébastien Mesnil (alias Le Zèbre) à l’accordéon
2008 Madame Raymonde Revient avec Sébastien Mesnil (alias Le Zèbre) à l’accordéon, Marius du Meilleur Musical (catégorie spectacle musical)
2007 Révolution de Ludovic-Alexandre Vidal et Julien Salvia
2006 Le Cabaret des hommes perdus de Christian Siméon et Patrick Laviosa, m.e.s. de Jean-Luc Revol
Chantons dans le placard de Michel Heim, m.e.s. de Christophe et Stéphane Botti
2005 Vacances, avec la cie « Les Cyranoïaques », m.e.s de Patrick Abéjean
2004 Bernard Dimey : Roi de Rien, m.e.s. de Michel Bruzat
Lectures Gourmandes, avec la cie « Les Cyranoïaques », m.e.s. Patrick Abéjean
2003 10 Bons Points = 1 Image, avec la cie «Les Cyranoïaques», m.e.s. de Patrick Abéjean
2002 Rama, opéra-ballet de Jean Roudon et Eddy Pallaro, m.e.s. de Arnaud Meunier

théâtre – interprète
2010 Juste pour voir, procès dans le noir d’Anne-Sarah Kertudo, m.e.s. de Gérard Rauber
2003 Victor ou Les Enfants au pouvoir de Roger Vitrac, m.e.s. de Philippe Labonne
2002 La Duchesse de Langeais de Michel Tremblay, m.e.s. de Christian Bordeleau
Le Misanthrope de Molière, m.e.s. de Michel Bruzat

 

À propos de Denis D'Arcangelo, le mot de l'auteur

En conclusion d’une critique en soi fort élogieuse de «L'Ombre de Stella » et de son interprète Denis d’Arcangelo,  l’auteur de ce papier croit bon de préciser que celui-ci n’est « ni Desmarets, ni Maillan » !!!
Grand bien lui fasse, non, Denis d’Arcangelo n’est ni Sophie Desmarets, ni Jacqueline Maillan, il est Denis d’Arcangelo et c’est tant mieux pour lui, pour les spectateurs et pour l’auteur dont il incarne l’héroïne avec une inspiration à laquelle nul autre que lui ne saurait prétendre.
Sophie D. et Jacqueline M. étaient deux phénomènes qui transcendaient le public. Elles prêtaient leurs personnalités aux personnages qu’elles incarnaient et qui s’effaçaient derrière elles. Elles adoptaient leurs caractères sans qu’on n’oubliât jamais qu’elles les dominaient en demeurant elles-mêmes. Sophie ramenait à elle, comme le fit « la » Maillan, la Maréchale Lefèvre de « Madame Sans Gêne » qu’elles interprétèrent toutes les deux sans qu’il fut jamais question qu’elles abandonnent leur style propre par souci excessif de vérité envers la blanchisseuse au parler dru.
C’est le piège que leur tend leurs admirateurs pour leur plaisir et dans lequel se laissent tomber presque toujours, et bien qu’elles s’en défendent, les vedettes. Plus la notoriété est grande et plus il est difficile de gommer une marque de fabrique qui en justifie le prix. 

Denis d’Arcangelo qui n’est pas encore une vedette échappe à cette limitation et pour peu qu’il reste fidèle à lui-même il rejoindra cette famille de comédiens en voie de disparition, ceux que Jean Cocteau a immortalisés sous l’appellation de « monstres sacrés » 
Homme ? Femme ? Allez donc savoir ! Et nul ne se pose la question. Il est fondamentalement, profondément, humainement Mylène Janvier qui confesse malgré elle son amour et sa haine pour Stella, la star dont elle est supposée conter la carrière mouvementée qu’elle a partagée, presqu’anonyme, reléguée dans l’ombre pendant plusieurs décennies.

Sans ce souci d’intellectualisme qui les dessèche dont les acteurs sont aujourd’hui souvent victimes, comparable à l’incomparable Michel Simon qui était capable de se métamorphoser avec une confondante crédibilité pour insuffler aussi bien la vie à Néron qu’à une mère de famille, à la Grande Catherine qu’à un clochard, pour peu qu’il se glissât sous leur peau, Denis d’Arcangelo sort de lui-même, plus vrai que nature, pour prêter son cœur, ses tripes à l’héroïne qui l’habite.


Pierre Barillet